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Une loi à saveur totalitariste
Lorsque la question du prochain référendum reviendra sur le tapis -- dans peu de temps selon toute probabilité -- de nombreux Canadiens et Canadiennes hors Québec revendiqueront le droit de participer au débat, de prendre position et de faire connaître leur point de vue. Tout verdict québécois à leurs yeux risque d’affecter irrémédiablement non seulement les résidants du Québec, mais ceux de l’ensemble du Canada. En pareille circonstance, quand une décision politique fondamentale doit être prise, il semble normal qu’un système qui se dit démocratique permette au maximum d’intervenants de se faire entendre. Initiative orchestrée par le PQ Or, vraisemblablement tel ne sera plus le cas lors du prochain référendum en raison de manoeuvres orchestrées par le Parti Québécois. En effet la Loi québécoise sur la consultation populaire a fait l’objet de plusieurs révisions, avec pour résultat qu’aucune intervention, si minime soit-elle, n’est maintenant permise à personne si cette intervention favorise ou défavorise une option. Une personne, qui par exemple envoie un courriel à une autre personne exprimant une opinion, est réputée avoir fait une dépense électorale. Cet individu peut même se voir dénoncé anonymement au Directeur général des élections du Québec, par un parent, un ami, un voisin ou son correspondant. L’individu « fautif » devient alors passible d’une amende pouvant aller jusqu’à $10,000. Ce que la loi interdit La Loi interdit spécifiquement de communiquer par écrit, par courriel, par télécopie, par la poste ou de main à main des textes ayant pour but de :
Viateur Bergeron, avocat, professeur de droit et ex-bâtonnier du Québec a découvert à ses dépens que cette loi à odeur de totalitarisme est bel et bien en vigueur et appliquée lors de scrutins au Québec. (Écouter le reportage de Radio-Canada). Législation irréfléchie Les Canadiens et Canadiennes, qui comptent soit contribuer au débat référendaire soit simplement en discuter par voie d’Internet avec des amis, auront droit à une douche froide. Si personne n’élève la voix, ils pourraient être rapportés, persécutés, censurés, et tout cela, en raison d’une législation irréfléchie, inspirée par la méfiance face à « l’argent et au vote ethnique ». (Pour ceux et celles qui voudraient consulter les textes de loi applicables, la majorité de ceux-ci se trouvent en Annexe) 1Le Conseil de la souveraineté a été créé en avril 1995 avec comme objectif et mission de faire progresser la cause de la souveraineté. Le 16 août 1995, par le décret 1086-95, le gouvernement du Québec, dont monsieur Parizeau était le Premier ministre, lui avait octroyé une somme de 2 000 000 $ et le 11 octobre 1995, sur proposition du Premier ministre, le gouvernement du Québec lui octroyait, par le décret 1345-95, une somme additionnelle de 1 888 461 $, en pleine période référendaire, laquelle débutait le 1er octobre pour se terminer le 30 octobre 1995, jour du Référendum. |
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